PONT DE LA CONCORDE

 

PONT DE LA CONCORDE

Le Pont de la Concorde est sans doute l'ouvrage le plus fameux de l'ingénieur Jean-Rodolphe Perronet et le seul consevé si l'on excepte le petit pont de Brunoy sur l'Yerre.

Dés le début du XVIIIé siécle, le besoin s'était fait ressentir de construire un pont destiné à relier le faubourg Saint Honoré sur la rive Droite de la Seine, au quartier Saint Germain qur la Rive Gauche de la Seine, et remplacer le bac qui assurait la traversée de la Seine.

En 1772, à l'achèvement de la Place Louis XV ( qui deviendra Place de la Concorde) un projet de pont en pierre est accepté par Louis XVI. C'est l'ingénieur Jean-Rodolphe Perronet, premier directeur de l'Institution Nationale des Ponts et chaussées crée par Trudaine en 1747, qui conduit les travaux : ce sera le Pont Louis XVI!

Mais les fonds manquent, et ce n'est que le 11 Août 1788, après la pose des culées et des piles qu'uet lieu la pose de la premiére pierre.

Les travaux vont s'accélérer grâce à une aide inattendue : la prise de la Bastille! En effet après le 14 Juillet 1789, une partie des pierres de la forteresse de la Bastille démolie par les soins "du patriote Palloy", a été utilisée à la construction de ce pont : "Afin que les patriotes foulassent aux pieds chaque jour les débris de l'exécrable forteresse!" En 1791, le pont est achevé mais en 1792 il devient le Pont de la révolution, et en 1795 Pont de la Concorde. A la restauration, il reprendra son nom d'origine (Pont Louis XVI) mais en 1830, Louis-Philippe soucieux d'apaiser le peuple républicain lui redonnera le nom de Pont de la Concorde, nom qu'il porte désormais. Ce pont de pierre alors large de 14 mètres est composé des 5 arches en arc de cercle, de portée inégale: 25 mètres, 28 mètres, 31 mètres, 28 mètres, 25 mètres.

Si sa naissance fut chaotique, sa décoration le fut tout autant : en 1810 Napoléon 1er fit installer 8 statues de Généraux morts au champ d'honneur, puis Louis XVIII les remplaça en 1828 par 12 statues monumentales de marbre blanc, représentant 4 grands ministres (Colbert, richelieu, Sully, Suger) 4 grands militaites (Bayard, Condé, Du Guesclin, Turenne) 4 grands marins (Duguay-Trouin, Duquesne, Suffren, Tourville). Ces statues alloourdirent à un tel point le pont, que l'équilibre de l'édifice était menacé : il fallut les enlever et Louis-Philippe les installa à versailles dans la Galerie Historique, en compagnie de quelques unes des statues de l'Empire.

Il dut être élargi à partir de 1929 à 1931 pour repondre aux besoins de la circulation automobile.

L'élargissement est symétrique, et reprend avec un soin tout particulier les caractéres architecturaux primitifs, jusqu'aux nouvelles piles, pourtant fondées à l'air comprimé. Le tablier fut porté de 14,75 mètres de large à 35 mètres, soit plus du double de la largeur initiale, en s'appuyant sur ces nouvelles piles. Le raccord entre les maçonneries est remarquable, la soudure entre l'ancien ouvrage et le nouveau étant difficile à discerner. Pourtant, afin d'éviter les contraintes sur l'ancien ouvrage, mal adapté aux surcharges et aux vibrations engendrées par la circulation, le tablier actuel repose sur une charpente en béton armé, prenant appui sur les voûtes amont et aval du nouvel ouvrage.

De ce point de vue, ce chantier fut exemplaire car il respectait l'oeuvre du fondateur de l'Ecole des Ponts et Chaussées, Jean-Rodolphe Perronet.

Pont de la Concorde (vue de la Seine - Projet de Perronet)

Pont de la Concorde (  de 1787 à 1791 - Projet de Perronet)

Pont de la Concorde ( vue en 1791)

Pont de la Concorde ( vue en 2008 de l'Assemblée Nationale)

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